Jeudi 15 Novembre 2018
taille du texte
   
Lundi, 12 Septembre 2011 10:08

11-septembre: Pourquoi les Twin Towers se sont effondrées

Rate this item
(0 Votes)
Extraits de l’article publié dans le numéro de septembre 2011 de Sciences et Avenir (n°775, en kiosque) Retour sur cette journée du 11 septembre 2001. Après avoir décollé de l’aéroport international Logan de Boston, les deux avions sont rapidement détournés par les terroristes qui en prennent les commandes et les dirigent droit vers les tours new-yorkaises. Lors de l’impact, ils provoquent instantanément des dommages considérables à la structure des deux édifices. La carlingue, mais surtout les pièces «dures» comme les moteurs et les éléments des trains d’atterrissage se transforment en projectiles dévastateurs, certains traversant même les tours pour s’écraser dans les rues ou sur des immeubles à plusieurs centaines de mètres du World Trade Center. Sur les façades éventrées, des dizaines de colonnes en acier constituant l’enveloppe du bâtiment sont sectionnées. Or, cette enveloppe soutient environ 40% du poids du building. Restent 60% et ce que les images ne montrent pas: la défaillance du soutien par le noyau central atteint de plein fouet le cœur structurel des tours qui concentre escaliers de secours et ascenseurs. […]. Mais en dépit de la violence du choc, les tours jumelles tiennent bon. Elles oscillent de plusieurs dizaines de centimètres à leur sommet, mais reviennent en position. Les concepteurs des tours avaient d’ailleurs dimensionné la structure pour qu’elle résiste à l’impact d’un Boeing 707, certes plus petit qu’un 747. Le rôle décisif des incendies Mais les incendies se déclenchent. Ce sont eux les véritables responsables de l’effondrement. L’ampleur du feu lors d’un impact d’avion a été sous-estimée. «En plus, dans les étages où les Boeing sont venus s’abattre, les protections contre le feu qui recouvraient la structure en acier ont été détruites pour tout ou partie. Les poutres et les colonnes encore en place se sont donc retrouvées souvent à nu, directement exposées aux flammes, explique Jérôme Quirant, chercheur au Laboratoire de mécanique et génie civil de l’université de Montpellier. Or, l’acier monte très vite en température et perd ses propriétés mécaniques tout aussi vite.» D’où une faiblesse accrue.(AP Photo/FILE/Richard Drew) Rien n’empêche les flammes de se propager. Les colonnes d’eau alimentant les sprinklers (extincteurs) aux plafonds ont été détruites. Par les façades éventrées afflue de l’air qui ravive la combustion du carburant des avions et du matériel de bureau, très inflammable. Les nombreux incendies ne cessent de «ramollir» la structure jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus supporter les contraintes exercées. La chute des étages au-dessus de la zone d’impact entraîne automatiquement ceux du dessous. Les planchers boulonnés aux colonnes ne peuvent résister. Ils ne servaient qu’à maintenir la cohésion entre la structure périphérique et le noyau central. Et ils n’étaient dimensionnés que pour soutenir leur propre poids et non la chute des étages supérieurs. L’écroulement était inévitable.  La tour 7 s'effondre aussi Les tours jumelles tombent ainsi sur elles-mêmes, le sommet basculant très légèrement. La régularité de ces effondrements a très vite alimenté la théorie d’un complot. Une destruction contrôlée à l’explosif aurait été mise au point par une organisation secrète américaine qui aurait préparé le crash des avions. Cette théorie s’appuie notamment sur l’effondrement de la tour 7 qui, elle, n’a pas été touchée par les avions, mais bel et bien éventrée et incendiée par… des débris de la tour 1. «Les études scientifiques, menées par les spécialistes du NIST, ont clairement montré que cet effondrement était dû à la fois à un feu non maîtrisé et à une mauvaise conception structurale», explique Jérôme Quirant, qui a consacré deux ouvrages ?au démontage scientifique de la thèse du complot. «A l’inverse, cette dernière n’est soutenue que par des ?personnes aux compétences limitées dans le domaine du calcul de structures, qui n’ont jamais pu prouver leurs assertions de façon scientifique.» Olivier HertelSciences et Avenir Retrouver l’article complet et une infographie décrivant les trois failles techniques majeures des tours dans le magazine Sciences et Avenir.     11-Septembre et théories du complot, Book-e-Book. La Farce enjôleuse du 11 septembre, Books on Demand. Authors: 2403081.jpg
French (Fr)English (United Kingdom)

logo-noemi

Parmi nos clients