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Vendredi, 23 Septembre 2011 17:00

La Cnil rappelle les Pages Jaunes à l'ordre

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Publié le 23-09-11 à 17:40    Modifié à 17:48     par Le Nouvel Observateur avec AFP     Réagir La société PagesJaunes a reçu un avertissement de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) pour avoir "aspiré" à l'insu des personnes concernées des données issues de réseaux sociaux, a annoncé la Cnil vendredi 23 septembre. La formation contentieuse de la Commission a estimé, lors de sa séance du 5 juillet, que ce procédé était "déloyal" et méritait un "avertissement public", a précisé la commission. En mars 2010, rappelle la Cnil, la société PagesJaunes (ancienne filiale annuaires de France Télécom) a étoffé son site internet pagesblanches.fr "en ajoutant aux résultats classiques de l'annuaire un ensemble de données figurant sur six réseaux sociaux" (Facebook, Copains d'avant, Viadeo, LinkedIn, Twitter et Trombi). Service interrompu en mars En quelques semaines, avec ce service en ligne appelé "webcrawl", "la société avait ainsi aspiré environ 34 millions de profils", incluant des renseignements tels que nom, prénom, photographie, pseudonymes, établissements scolaires, employeurs, professions et localisation géographique, concernant même des mineurs ou des personnes sur liste rouge. Or, les internautes ayant des profils sur les réseaux sociaux n'étaient pas informés au préalable que leurs données personnelles étaient susceptibles d'être "aspirées" et mises en ligne sur le site des Pages blanches, explique la commission, qui a mené des contrôles après avoir reçu des plaintes. De plus, "la modification ou la suppression d'un profil sur le site d'un réseau social n'était pas immédiatement répercutée sur le site des Pages Blanches", où les délais de mise à jour étaient très longs. La société PagesJaunes ayant été informée de l'intention de la Cnil de prononcer une sanction à son encontre, elle a interrompu le service litigieux en mars 2011. Dans un communiqué publié dans l'après-midi, la société dit "ne pas souhaiter commenter à ce stade cette délibération" de la Cnil mais annonce "d'ores et déjà étudier toutes les possibilités de recours auprès des tribunaux".   Le Nouvel Observateur - AFP Authors: 2457203.jpg
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