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Jeudi, 13 Octobre 2011 11:00

[La Start-Up française de la Semaine] : Xoopar

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Cet article fait partie d’un nouveau rendez-vous hebdomadaire sur Presse-Citron. Une nouvelle start-up française vous sera présentée chaque semaine : le Jeudi à 11h.

Ce mois d’Octobre sera consacré aux sites web e-commerce.

A la fin du mois, les lecteurs de Presse-Citron seront amenés à voter pour l’une des 4 start-up présentées et élire la Start-Up du mois.

[La Start-Up française de la Semaine] : Xoopar

Que fait Xoopar ?

Des accessoires informatiques (souris, disque dur externe, chargeur de téléphone, etc.) qui ont un design soigné leur conférant une forte personnalité.

Xoopar est parti du postulat que l’ordinateur est de plus en plus présent dans la vie des gens, il n’est plus cantonné au bureau et a donc souvent une place prédominante dans le salon. De fait, il y a un intérêt pour avoir des accessoires designs qui, bien loin d’enlaidir votre intérieur, lui apportent une touche de personnalisation.

Pour se faire, Xoopar commence toujours sa réflexion depuis un objet existant : sa volonté n’est absolument pas d’apporter des innovations technologiques mais de relooker des accessoires existants.

Pour prendre l’exemple de leur chargeur, surnommé le Beam, tout est parti d’un cas pratique : les batteries de secours existantes ne sont pas pensées pour le sac à main d’une femme. Il suffit d’aller chercher quelque chose dans le sac en question pour appuyer malencontreusement sur un bouton et mettre en marche celui-ci. Et l’idée du stress qui nous agite lorsque nous sommes à la recherche de ce chargeur (essayant souvent de brancher celui-ci d’une seule main), a conduit à ce design de galet zen, sans aucun bouton apparent.

De plus, avec son adapteur universel qui ne prend pas de place, vous pourrez aussi bien charger un iPhone, qu’un BlackBerry ou un Android (et sauver vos collègues de travail qui ont oublié leur chargeur).

[La Start-Up française de la Semaine] : Xoopar

Qui est derrière Xoopar ?

L’histoire derrière cette start-up commence lorsque Olivier Vergnet, l’un des co-fondateurs de Xoopar, terminait ses études dans une école de commerce à Angers. Il devait réaliser un stage de fin d’études à l’étranger et son choix se porta sur Hong-Kong.

C’est dans cette société d’électronique qu’il rencontra celui qui serait le futur deuxième co-fondateur de Xoopar. Pierre Yu est un homme plus âgé qui a terminé ses études de marketing à Hong-Kong avant de passer 15 ans dans cette société d’électronique.

Au final, Olivier & Pierre n’auront connu qu’une seule société avant de fonder la leur.

[La Start-Up française de la Semaine] : Xoopar

Leur relation dans l’électronique hong-kongais les aidèrent à se fournir en accessoires informatiques qu’ils allaient ensuite transformer.

Et si la société est aujourd’hui dirigée depuis Paris, une cellule importante de Xoopar opère depuis Shenzen, dans la bordure de HK pour réaliser le design et mettre au point les prototypes. En effet, ce ne sont pas moins de 40 personnes qui travaillent pour Xoopar depuis là-bas.

Bien évidemment, au tout début de la société, il n’était pas question d’embaucher 40 salariés.

Xoopar a commencé plus modestement. En effet, Pierre Yu a été rencontrer le directeur d’une école de Shenzen pour proposer aux étudiants en design de travailler sur des design pour Xoopar comme cas pratique pendant leurs cours. Et s’ils n’étaient pas salariés, la start-up signa avec eux un contrat leur réservant des royalties sur les ventes. Ce qui s’avéra payant pour eux puisque certains des objets créés à l’époque se sont maintenant vendus en millions d’exemplaires dans le monde.

A la fin de leurs études, 7 des designers ont de plus été recrutés par Xoopar pour constituer le bureau de design de la société.

Ce bureau de design : Human Code Chine est intégré à Xoopar tout en restant indépendant, leur permettant d’avoir leurs propres clients à côté.

Et les idées de produit viennent très souvent de Hong-Kong où l’équipe surveille les technologies existantes pour pouvoir les relooker pour quitter le côté très structuré et créer quelque chose de plus fun.

[La Start-Up française de la Semaine] : Xoopar

Carte d’identité

Nom : Xoopar

Date de lancement : juillet 2008

Lieu des bureaux : Paris, 2ème & Shenzen

Nombre d’employés : 4 à Paris et 45 en Chine

Modèle économique : Cela passe évidemment par la vente des produits au travers de leur boutique en ligne ou de marchands comme Virgin Megastore, Surcouf, le Printemps, etc.

Mais il y a également une partie de vente corporate où des marques souhaitent offrir ou vendre les produits Xoopar après les avoir mis aux couleurs de leur marque. C’est ainsi que vous pourrez retrouver des podiums USB aux couleurs d’Orange, de SFR, ou de Canal +, par exemple

Anecdotes :

  • Le nom Xoopar a été “trouvé” par accident lors d’un repas un peu arrosé où une personne disait “It’s super” mais avec un accent qui n’a pas été compris immédiatement. Aux oreilles d’Olivier, cela ressemblait plus à “It’s Xoopar”. Par la suite, ils se sont rendu compte que, outre la ressemblance avec “Super” en français ET en anglais, le mot Xoopar se prononce “super” à Hong-Kong où il sous-entend “super développement”. Le nom était tout trouvé.
  • Le prochain produit de la start-up, le Xoopar boy bank est un disque dur externe en forme de petit bonhomme japonisant. Cette idée est partie de la réflexion que ce que nous avons de plus précieux aujourd’hui, ce sont souvent des données informatiques : des photographies, des vidéos, etc. Alors quoi de mieux que cette sorte de grosse tirelire à forme humaine pour stocker ses données. De plus, cela en fait l’un des premiers disque dur externe que l’on ose faire trôner dans le salon.

[La Start-Up française de la Semaine] : Xoopar

Points forts :

  • Des designs très sympathiques qui plairont aux personnes qui aiment les belles choses et qui ne veulent pas juste des objets efficaces.
  • Xoopar joue sur l’affectif, sur le besoin de se différencier, de personnaliser son environnement. Cela peut amener un très bon rapport entre la marque et le client qui sera fidélisé à ces petits objets utiles et design.

Points faibles :

  • Le site web pourrait être beaucoup plus accueillant. Aujourd’hui, il n’incite pas vraiment à l’achat.
  • Le nombre trop limité d’objets référencés. On voudrait avoir plus de choix.

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