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Dimanche, 09 Octobre 2011 19:44

Crowdfunding : à quels besoins répond le financement social par les internautes ?

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La nécessité de déplacer le centre de gravité du financement.

Dans une économie numérique, « où les biens sont duplicables à l’infini et sans coûts, le retour de la souscription s’inscrit presque dans un mouvement naturel de transfert de processus de financement en aval (paiement après production) aux processus de paiement en amont (pré-paiements conditionnels avant la production) plus adaptés. Il est question ici plus de confiance  et d’acceptation, que de mode. L’engouement du public ne sera plus alors vécu comme une menace pour les créateurs culturels, comme cela devient progressivement le cas actuellement de manière absurde. » (Source : crowdfunding.eu).

Le crowdfunding propose un nouveau type de lien social créateur de valeur

Les plateformes de financement participatif ou sites d’intermédiation, c’est à dire qui ne produisent rien eux-mêmes, mais mettent en relation les artistes et passionnés d’art répondent à une volonté de donner du sens à ses investissements et le souhait de soutenir les bonnes idées tout en vivant en se rapprochant des porteurs, une belle expérience.

En France, citons : Babeldoor, ulule et Mutuzz sont nées d’une volonté de favoriser les rencontres entre artistes et amateurs d’art et de s’appuyer sur elles pour créer un cercle vertueux entre l’artiste et l’internaute contributeur au profit de la création.

L’ambition à travers ces plateformeset d’offrir les outils et la lumière nécessaire pour agrandir ce cercle. L’envie est de continuer et de favoriser ce rapport humain avec l’artiste et de l’amplifier grâce à la puissance du web 2.0.

Evidemment rien n’est magique, il est nécessaire d’avoir un projet fédérateur, de bien communiquer et de bien récompenser ses souscripteurs.

Mais quelle meilleure façon de motiver, de créer le buzz (comme on aime le dire aujourd’hui) si ce n’est qu’en allumant « l’étincelle » du désir, qu’offrir un coup de projecteur sur un projet naissant et encore fragile.

Quel est le processus de collecte qu’est-ce qui rend ce modèle si puissant ?

La dynamique du crowdfunding est simple, elle n’est pas née avec internet. On peut largement faire le parallèle avec la souscription ou le préachat, qui existe depuis très longtemps. Elle est utilisée aujourd’hui à petite échelle par les artistes à travers un petit groupe d’amis, d’amateurs ou encore la famille ; ce qu’offre les plateformes de financement participatif, c’est l’agrandissement de ce premier cercle, et la démultiplication de l’initiative individuelle grâce aux outils du web 2.0

Les fondamentaux du crowdfunding

  1. Les internautes misent sur un projet pour un montant égal ou supérieur à une contrepartie choisie. Le porteur de projet conserve l’intégralité des droits.
  2. Les collectes durent un temps limité pendant lequel les participations se cumulent dans le but d’atteindre ou de dépasser l’objectif minimal déterminé par l’auteur ou le producteur du projet.
  3. Tant que l’objectif n’est pas atteint les contributions des participants sont enregistrées et mises en attente, sans débit bancaire réel.

Crowdfunding : à quels besoins répond le financement social par les internautes ?

Kickstarter : L’exemple américain

Leur force, avoir réussi à créer une communauté et créer de la valeur autour de ces initiatives, pour une fois il n’est pas uniquement question d’argent, mais de liens humains qui se construisent entre l’internaute ravi de pouvoir participer à cette aventure et évidemment le porteur de projet ravi de pouvoir réaliser son rêve.

Une vraie communauté de « backers » (de contributeur) est née, permettant non seulement, de bénéficier d’un fort effet de levier mais aussi de réduire considérablement les coûts de financement de rencontre avec le public.

Le passage à un système plus équitable ?

Les chiffres dévoilés par Kickstarter lors de son anniversaire, nous apprennent, que lorsque l’on s’investit dans sa collecte et que l’on mobilise au moins son entourage, on a de grandes chances de succès. Les chances de succès grimpent à 52 % lorsque l’on a au moins une contribution et à 90 % lorsque dans la dernière ligne droite on atteint 30 %. Encore plus marquant, sur 20 000 projets, seulement un, n’a pas été couronné de succès alors qu’il avait déjà atteint 90 % de sa collecte.

La croissance du site ne cesse pas…Le nombre de projets présentés et d’argents collectés augmentent d’une manière presque exponentielle, mais où cela va-t-il s’arrêter ? Pouvons-nous espérer l’émergence d’un vrai système plus équitable où des ventes suffisantes seront assurées pour une plus grande quantité d’artistes. Espérons que cela prenne forme rapidement.

Source : le blog de Kickstarter

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