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Mardi, 11 Octobre 2011 14:06

Un blogueur bénéficie de la loi sur la liberté de la presse

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La Cour de cassation a annulé, jeudi 6 octobre, les condamnations dont avait fait l’objet un blogueur, estimant que celui-ci bénéficiait de la protection de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. "C'est une belle victoire pour la liberté d'expression", a réagi l’avocat du blogueur Me Emmanuel Tordjman, joint par l'AFP. "La décision est claire et nette : quel que soit le support, un blog, internet, un journal, on doit impérativement soumettre son action à la loi sur la liberté de la presse", a-t-il expliqué. Les magistrats de la Cour de cassation ont en effet annulé les condamnations d'un blogueur qui avait dû verser plusieurs milliers d'euros de dommages et intérêts au maire UMP d'Orléans Serge Grouard pour l'avoir tourné en dérision lors des élections municipales en 2007. "Les amis de Serge Grouard" La cour condamne Serge Grouard à rembourser Antoine Bardet, alias Fansolo, de toutes les sommes qu'il a versées au député-maire. L'élu devra en outre payer 3.000 euros au blogueur au titre des dépens, a expliqué l'avocat de M. Bardet, Me Emmanuel Tordjman.Le blog incriminé, baptisé ironiquement "Les amis de Serge Grouard", avait fonctionné entre septembre 2007 et juin 2008. Son auteur, qui figurait sur une liste électorale de gauche aux municipales, avait été identifié au terme d'une longue expertise à l'initiative du maire. En octobre 2008, Antoine Bardet avait été condamné à verser 7.400 euros de dédommagements à Serge Grouard, ainsi que plusieurs milliers d'euros notamment pour les frais d'avocats. La cour d'appel d'Orléans avait confirmé la décision en mars 2010. L’affaire avait suscité de nombreuses réactions, et notamment l’association Reporters sans frontières qui avait défendu Antoine Bardet en hébergeant son blog. Un comité de soutien s'est également constitué. Dans un arrêt rendu jeudi, la Cour de cassation a annulé ces deux décisions, estimant qu'un tel abus de la liberté d'expression relevait non pas de la responsabilité civile mais de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. La mairie d'Orléans n'avait pas réagi jeudi soir. Le Nouvel Observateur - AFP Authors: 2519201.jpg
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