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Mercredi, 26 Octobre 2011 12:00

La France demande de plus en plus d'informations sur ses internautes

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Publié le 26-10-11 à 12:24    Modifié à 12:48     par Jérôme Hourdeaux     Réagir Sur les six premiers mois de l’année 2011, les autorités françaises ont transmis à Google 1.300 demandes d’information sur des internautes utilisant ses services, un chiffre en hausse de 27% par rapport au premier semestre de l’année précédente, selon le rapport semestriel du géant de l’internet rendu public mardi 25 octobre. Ces demandes de renseignements portaient sur 1.622 utilisateurs et ont été satisfaites, "intégralement ou en partie", dans 48% des cas. Parallèlement, les autorités françaises ont demandé la suppression de 250 éléments présents soit sur You Tube, la plateforme de blog Blogger, les Google Earth ou Google Maps, les Google Groups ou tout simplement trouvables via le moteur de recherche. Un cas de diffamation Il est a noté qu’une seule demande de suppression, émise par un tribunal statuant sur "un cas de diffamation à l’encontre d’un homme et de sa femme", portait à elle seule sur 180 contenus litigieux. L’ensemble de ces 250 demandes ont été satisfaites dans 78% des cas. Au niveau mondial, la France se situe au 9e rang du nombre d’éléments dont la suppression a été demandée, loin derrière l’Allemagne (2.405) et la Norvège (1.814) et juste derrière le Royaume-Uni (333) et la Turquie (269). Concernant les demandes de renseignements sur les utilisateurs, la France se classe par contre au troisième rang mondial, derrière les Etats-Unis (5.950 demandes) et l’Inde (1.739). A noter, la présence dans le haut des différents classements de l’Inde et le Brésil en raison de la popularité du réseau social de Google Okrut, le site le plus visité dans ces pays et qui augmente de manière mécanique les demandes transmises à Google. A l’inverse, le Japon, malgré ses 127 millions d’habitants, n’a formulé que 75 demandes d’information et aucune demande de suppression. Des chiffres qui pourraient s’expliquer par la faible popularité de Google sur l’archipel, mais également par la différence de mentalités entre les pays occidentaux et le Japon. Jérôme Hourdeaux - Le Nouvel Observateur Authors: 2598582.jpg
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