Jeudi 19 Juillet 2018
taille du texte
   
Lundi, 19 Décembre 2011 15:45

RIM suit-il le calendrier Maya?

Rate this item
(0 Votes)

On en avait déjà parlé à la rentrée, la tendance ne fait aujourd’hui que se confirmer ; le géant canadien, Research In Motion va très mal. Alors qu’on attendait beaucoup du nouveau système d’exploitation pour relancer le groupe, on vient d’apprendre que les smartphones sous BlackBerry 10 ne verront le jour qu’à la fin de l’année 2012.

BlackBerry 10 pas avant… fin 2012!

RIM suit-il le calendrier Maya?

Le nouveau système d’exploitation de RIM sera le fruit de la fusion entre son BlackBerry OS et QNX, un système d’exploitation UNIX, à la base destiné aux tablettes et acquis par le groupe canadien en 2010. Une acquisition nécessaire après le souhait d’investir sur le marché des tablettes, avec la Playbook. Une idée qui n’est pas sans rappeler celle de Google et son Android 4.0 qui réconcilie le système pour smartphone et celui pour tablette de la firme de Moutain View. RIM justifie son retard par le souhait d’intégrer des processeurs dual-core et la dernière génération de puces LTE, des puces qui ne seront disponibles qu’à la mi 2012.

La Chute!

Mais les points communs avec Android s’arrêtent là. En effet, alors que Bugdroid est en train de s’inviter sur près de la moitié des smartphones de la planète, BlackBerry amorce depuis 2010, une lente descente aux enfers. Réputé auprès des professionnels et mis en avant par des stars américaines, on se rappellera également Barack Obama qui a dû batailler pour conserver son smartphone fétiche. Pourtant les parts de marché du canadien ne cesse de s’écrouler.

RIM suit-il le calendrier Maya?

En effet, selon NPD, la part de marché de RIM sur le sol américain est passé de 44% en 2009 à seulement 10% sur la période Janvier-Octobre 2011 ; dans le même temps, Android est passé de 9 à 53%. Entre 2010 et 2011, la part de marché de RIM a connu une chute vertigineuse de 59%, là où Android et iOS ont progressé de 28 et 38%. De plus, si la firme canadienne est fortement mise en difficulté sur le marché grand public par Android, elle l’est aussi sur son terrain de prédilection : celui du monde professionnel. En effet, selon une étude menée pariPass, société spécialisée dans la mobilité en entreprise, l’iPhone devance, pour l’année 2011, les smartphones BlackBerry avec 45% de parts de marché contre 32.2%. L’iPhone a surtout connu une hausse importante, 13.9 points en plus alors que les smartphones canadiens ont perdu 2.3points sur la même période. Enfin, les prévisions pour 2012 ne sont pas encourageantes puisque seulement 2% des sondés ont l’intention d’investir dans un BlackBerry, contre 18% pour l’iPhone d’Apple et 11.2% pour Android. Windows Mobile se permet également de devancer le canadien avec 3.6%.

2012 : Année sombre ?

La situation de Research in Motion n’est pas sans nous rappeler celle de Nokia sur le plan des smartphones. En effet, la marque finlandaise doit elle aussi faire face à la vague Apple et Google qui écrasent tous sur son passage ; les deux marques ont mal négocié le virage imposé par Apple depuis la sortie de l’iPhone et si Nokia semble relever la tête avec sa gamme Lumia qui a su convaincreEric, le fait de repousser BlackBerry 10 à fin 2012 risque d’être difficile à négocier. Le marché ne s’y est d’ailleurs pas trompé avec un titre qui a chuté de plus de 11% ce Vendredi suite à l’annonce des résultats pour le dernier trimestre 2011.

RIM suit-il le calendrier Maya?

La Playbook, symbole de la chute de RIM (source: flickr)

Une chute qu’il ne faut pas simplement imputer à ce choix de reporter le lancement de son nouveau système d’exploitation. En effet, l’échec de la tablette Playbook a été dur à encaisser pour la firme canadienne ; et là, la situation nous rappelle celle de HP avec sa Touchpad. RIM a d’ailleurs bradé sa tablette pour écouler les stocks, passant de 499 dollars lors du lancement à 199 dollars ! Si cela lui permet d’avoir (PDF) un chiffre d’affaires en hausse de 24% par rapport au dernier trimestre, avec 5.2milliards de dollars. Si on le compare à 2010, la baisse est tout de même de 6%. La grande braderie de la Playbook se ressent surtout sur le bénéfice net qui est de 265millions de dollars contre 911millions l’an dernier, à la même période, soit une baisse de 71% ! Enfin, ajoutons à cela que la panne qui a affecté les services BlackBerry a coûté 54 millions de dollars et que la baisse de prix de la Playbook obligeait la firme à passer une charge de 485millions de dollars à ses résultats (source: boursier.com).

Au vue des récents résultats et des prévisions pour 2012, l’avenir de Research in Motion est bien sombre…

Authors:

French (Fr)English (United Kingdom)

logo-noemi

Parmi nos clients